La contamination au cadmium dans l’alimentation en France suscite de vives inquiétudes. Près de la moitié de la population dépasse les seuils sanitaires, avec une exposition accrue depuis 2021. Les produits céréaliers, notamment ceux à base de blé, sont particulièrement touchés, posant des risques sérieux pour la santé publique.
Niveaux critiques d’exposition au cadmium
Près de la moitié des Français dépassent les seuils sanitaires d’exposition au cadmium, selon l’Anses. Depuis l’étude ESTEBAN de 2021, les niveaux d’imprégnation ont augmenté, notamment à cause d’une exposition alimentaire élevée, touchant particulièrement les enfants.
Le cadmium, cancérogène, mutagène et perturbateur endocrinien, est lié à des cas d’ostéoporose. Cette situation alarmante nécessite une attention urgente pour protéger la santé publique.
Principale source de contamination alimentaire
L’alimentation est la principale voie d’exposition au cadmium pour les non-fumeurs, représentant jusqu’à 98 % de leur imprégnation. Les produits céréaliers, en particulier ceux à base de blé, sont les plus contaminés. Les céréales du petit-déjeuner, le pain, les viennoiseries et les pâtes figurent parmi les aliments les plus concernés.
Cette contamination trouve son origine dans les pratiques agricoles intensives, notamment l’utilisation d’engrais minéraux phosphatés riches en cadmium. Ces engrais, largement utilisés en France, contribuent à l’accumulation de cadmium dans les sols, exacerbant ainsi le problème de contamination alimentaire.
Agissons maintenant !
Face à la contamination croissante au cadmium, l’Anses appelle à une action immédiate. Elle recommande de réduire les teneurs en cadmium dans les engrais phosphatés, en fixant une limite stricte de 20 mg/kg. L’agence encourage également l’adoption de pratiques agricoles moins dépendantes de ces engrais pour limiter l’accumulation de cadmium dans les sols.
Pour les consommateurs, l’Anses suggère de modérer la consommation de produits à base de blé à faible intérêt nutritionnel, comme les céréales du petit-déjeuner et les biscuits. Elle préconise de privilégier les légumineuses, qui sont significativement moins contaminées.



