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Lorenzo Mariani à la tête de Leonardo, un retour aux sources industrielles qui intrigue

Lorenzo Mariani, figure emblématique de l’industrie de la défense, s’apprête à prendre les rênes de Leonardo en mai 2026. Sa nomination, approuvée par le gouvernement Meloni, intervient après une période de croissance exceptionnelle sous Roberto Cingolani, et promet de renforcer les capacités industrielles de l’entreprise.

Lorenzo Mariani, un retour aux sources industrielles

Lorenzo Mariani, 62 ans, est nommé PDG de Leonardo à partir du 7 mai 2026, marquant un retour à un leadership industriel pour le géant italien de la défense. Depuis son entrée dans l’entreprise en 1992, Mariani a gravi les échelons en occupant des postes clés au sein d’entités stratégiques telles qu’Alenia, Selex, et MBDA.

Cette nomination contraste avec la direction précédente de Roberto Cingolani, un physicien, et souligne une orientation renouvelée vers l’industrie. Mariani apporte une expertise approfondie des mécanismes opérationnels et stratégiques, renforçant ainsi la position de Leonardo sur le marché.

Une stratégie industrielle ambitieuse

Sous la direction de Lorenzo Mariani, Leonardo vise à renforcer ses capacités productives pour répondre à une demande croissante. Contrairement à Roberto Cingolani, qui a mis l’accent sur la communication et les alliances stratégiques, Mariani se concentre sur l’optimisation de l’appareil industriel. Cette approche est cruciale pour maintenir la compétitivité de Leonardo sur le marché mondial.

Leonardo multiplie les partenariats internationaux, collaborant avec des acteurs majeurs comme Rheinmetall, Baykar, Airbus, et Thales. Le programme tripartite avec le Japon et le Royaume-Uni pour développer des avions de combat de nouvelle génération illustre cette stratégie d’expansion et d’innovation.

Défis et opportunités pour Leonardo

La transition de leadership chez Leonardo suscite des réactions mitigées sur le marché, comme en témoigne la récente chute de l’action de 7,13 %. Les investisseurs s’interrogent sur la continuité stratégique sous Lorenzo Mariani, bien que son expertise industrielle soit un atout. Le projet « dôme Michelangelo », visant à interconnecter les systèmes de défense européens, pourrait renforcer la position de Leonardo en cyberdéfense.

Cependant, cette nouvelle direction doit naviguer dans un contexte de collaborations internationales et de développement technologique. Les partenariats avec des entreprises comme Rheinmetall et Baykar offrent des opportunités, mais nécessitent une gestion stratégique pour maximiser les bénéfices.